Céphalée
Une céphalée (ou mal de tête) est un symptôme subjectif se définissant comme des douleurs locales ressenties au niveau de la boîtecrânienne, parfois unilatérales ou généralisées. Elles se manifestent par des brûlures, des picotements, des fourmillements, desécrasements. Elle est extrêmement fréquente, et peut révéler de nombreuses maladies. Cependant, dans la grande majorité des cas, les céphalées ne sont d’aucune gravité, mais certains tableaux cliniques associés doivent attirer l’attention du médecin
Symptômes
Classiquement, les douleurs ressenties peuvent être des sensations de brûlure, de picotements, defourmillement ou de crâne « comprimé », écrasé. En fonction des causes, potentiellement nombreuses, et des formes de céphalées, d’autres symptômes peuvent être associés à ces maux de tête, comme de lafièvre, des nausées, une hypertension artérielle, un flou visuel.
Diagnostic
Qu’elles se révèlent finalement sans gravité ou plus préoccupantes, la présence de céphalées ponctuelles ou chroniques doit faire l’objet d’une consultation médicale. Pour effectuer un diagnostic précis des causes et implications des céphalées, le médecin procédera à un questionnaire détaillé, cherchant à caractériser le mode d’apparition, l’aspect intermittent ou continu, les facteurs aggravant ou améliorant, le type de douleur ressentie, l’intensité, les signes associés… L’examen clinique qui lui fait suite pourra être complété au besoin d’examens sanguins, dentaires ou ophtalmologiques, voire d’une radiographie des sinus, d’uneponction lombaire ou d’une imagerie cérébrale. Le diagnostic est avant tout clinique et le recours à des examens complémentaires ne se fait que dans de rares cas, surtout devant un caractère chronique des céphalées.
Traitement et Prévention
Comme les céphalées par tension nerveuse sont provoquées par divers facteurs comme une tension dans le cou, le stress et l’anxiété, le traitement exige, dans la mesure du possible, l’élimination de la situation stressante. La prise d’analgésiques vendus sans ordonnance comme l’acétaminophène * ou l’ibuprofène, et la recherche de moyens de détente, du repos, un ajustement de la posture et un régime d’exercice peuvent contribuer à soulager et à prévenir les maux de tête.
L’algie vasculaire de la face réagit plutôt mal aux médicaments en vente libre. Un traitement à l’oxygène et des médicaments sur ordonnance comme le lithium, les inhibiteurs calciques (également administrés contre l’hypertension artérielle), les stéroïdes, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et certains médicaments contre les migraines, entre autres peuvent souvent être utiles. Si vous croyez souffrir d’algie vasculaire de la face, consultez votre médecin.
Les maux de tête liés à une sinusite aiguë exigent généralement la prise d’antibiotiques ou d’autres traitements visant à éliminer l’infection. Une fois l’infection maîtrisée, les maux de tête disparaissent. Pendant la durée du traitement, la prise d’analgésiques vendus sans ordonnance peut contribuer à soulager les douleurs.
Les migraines peuvent être traitées avec des analgésiques vendus sans ordonnance comme l’AAS (l’acide acétylsalicylique), l’acétaminophène ou l’ibuprofène lorsque le mal de tête est léger.
Si les maux de tête sont plus violents, la prescription de médicaments plus puissants sera peut-être nécessaire. Ceux-ci appartiennent à 2 groupes distincts :
1) les traitements d’urgence :
- les agonistes de la sérotonine appelés « triptans » (par ex. le sumatriptan, le zolmitriptan);
- les AINS;
- les antagonistes de la dopamine (par ex. le métoclopramide, la prochlorpérazine);
- les analgésiques comportant de la codéine ou de la mépéridine;
- les dérivés de l’ergot de seigle (par ex. l’ergotamine).
2) les traitements préventifs :
- les anticonvulsivants comme l’acide valproïque, le divalproex de sodium, la gabapentine et le topiramate;
- les antidépresseurs tricycliques comme l’amitriptyline et la nortriptyline;
- des bloqueurs de la sérotonine comme le pizotifène;
- l’évitement des facteurs déclenchants de la migraine;
- les hypotenseurs comme les médicaments bêtabloquants (par ex. le propranolol ou le métoprolol), le candésartan, le lisinopril et les bloqueurs des canaux calciques (par ex. le flunarizine et le vérapamil);
- la riboflavine (la vitamine B2), la coenzyme Q10, le pétasite ou des suppléments de magnésium.
Source : Revue des Maladies de A à Z
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